La lutte intégrée consiste à examiner attentivement les méthodes de protection des plantes disponibles et à appliquer des mesures appropriées pour prévenir le développement d’organismes nuisibles, tout en maintenant l’utilisation de produits phytosanitaires et d’autres formes d’intervention à des niveaux durables qui réduisent ou minimisent les risques pour la santé humaine et l’environnement. En dehors de la production primaire, on trouve des zones non agricoles abritant une grande variété d’espèces végétales utilisées par le grand public, comme les parcs et les jardins de plein air, les espaces paysagers ou les terrains de sport, entre autres. Il est essentiel de lutter également contre les nuisibles dans ces zones d’usage public, principalement en raison des dommages qu’ils causent aux plantes et des nuisances et dangers que certaines espèces représentent pour l’homme. On peut citer comme exemples les chenilles piquantes ou les insectes charognards, qui peuvent provoquer la chute des branches des arbres affectés. Enfin, il est également important de maintenir la lutte pour empêcher la propagation d’insectes nuisibles qui utilisent les jardins comme réservoirs. On a récemment entendu parler du scolyte marbré brun, qui développe son cycle biologique dans les jardins et affecte gravement les cultures.
L’application de produits sanitaires est donc nécessaire dans ces espaces et nécessite des conseils en matière de lutte intégrée afin de mettre en œuvre les meilleures stratégies de contrôle. Il convient de garder à l’esprit que les traitements phytosanitaires peuvent affecter les usagers de ces espaces publics et être dangereux pour les groupes sensibles tels que les enfants, les personnes âgées ou les personnes présentant une polysensibilité chimique. C’est pourquoi, conformément à la directive 2009/128/CE et aux décrets royaux 1311/2012 et 285/2022, il est essentiel que tous les traitements phytosanitaires effectués dans les zones non agricoles d’usage public soient supervisés par un conseiller en lutte intégrée. De même, les organismes de gestion de ces espaces doivent disposer d’un document de conseil (rédigé et signé par un conseiller) et consigner tous les traitements phytosanitaires effectués dans les plans de travail correspondants, garantissant ainsi une sécurité maximale pour les usagers de ces espaces et l’environnement. Si vous êtes responsable d’une mairie, d’un camping, d’un terrain de golf et que vous pensez que vous ne respectez pas correctement la réglementation en vigueur sur l’utilisation durable des produits phytosanitaires, chez SAIGA nous disposons d’une équipe de conseillers experts en ces matières qui vous guideront de manière simple et réalisable.